Analyse transgénérationnelle par la psychogénéalogie

L’analyse transgénérationnelle par la psychogénéalogie donne six bonnes raisons pour réaliser son arbre généalogique.

1. Certains rêvent de retrouver une ascendance noble ; or, dans notre hexagone, au 19ème siècle, le troisième ordre (les paysans) représente près de 80 % de la population.

La noblesse, là où elle est connue ne peut pas se perdre de vue, d’une génération sur       l’autre puisque documents, armoiries, portraits et propriétés se transmettent sans difficulté.

Les professionnels généalogistes peuvent intervenir dans deux contextes :

2. Une curiosité historique, qui permet de découvrir à la fois les moeurs, les coutumes et les modes de vie à travers les époques, et également de lier ces moments particuliers à des faits historiques (révolutions, coups d’état, passage d’une république à l’autre, guerres, épidémies,…) ainsi que des lieux où nos ancêtres ont vécus, où ils furent mis en terre ou bien, là où ils ont pu se distinguer ou bien …au hasard des recherches, on peut rencontrer des événements inattendus et vivre des moments émotionnellement forts.

3. La recherche de son identité est le principal intérêt qu’ont les personnes qui s’engagent dans cette démarche. Même si nous ne les avons pas connus (et pour les enfants abandonnés les recherches sont parfois impossibles), nos aïeux : parents, grands-parents, arrière-grands-parents, etc, ont participé (qu’on le veuille ou non) à faire ce que nous sommes.

Si nous ne choisissons pas notre famille, mieux les connaître nous permet d’en apprendre davantage sur nous-mêmes.

4. Un professionnel peut aussi être mandaté pour retrouver les personnes désignées pour un héritage.

5. Et nous pouvons, par curiosité ou par nécessité, remonter sur un nombre important de générations (avec documents à l’appui, j’ai personnellement terminé mes recherches en allant jusque 1640 ; j’étais bien loin d’imaginer tout ce que j’ai découvert et que personne depuis ma naissance n’avait pu me transmettre ; savaient-ils eux-mêmes tout cela ? Rien de ce qui est conservé dans les armoires n’est voué à un silence éternel !).

L’analyse transgénérationnelle par la psychogénéaloge se fait aussi pour les étrangers qui se sont installés en France.

Une mine d’informations se trouve aux archives de différents domaines et de domaines bien inattendus ; il suffit d’être curieux, persévérant, d’oser ouvrir les placards et, ne pas craindre….que les livres vous tombent dessus….et se salir les mains !

Analyse Transgénérationnelle par la psychogénéalogie

Si les langues ne veulent pas se dénouer, lever le secret se fait pas à pas, document après document.

Bref : au-delà des bien matériels (des or…dures), il y a l’impermanence des vies puisque les humains passent et trépassent que les archives perdurent et conservent leur(s) histoire(s).

Que tirer des enseignements de la voie spirituelle où l’on se découvre à travers eux ? L’apprentissage de l’amour de notre propre fumier : en effet, on ne fait pas de mal parce qu’on est de travers et tordu, au contraire : on apprend à s’aimer malgré toutes les perversions. Ne dit-on pas que les plus belles roses poussent sur le fumier ? Que seul le Lotus peut fleurir sur les eaux boueuses du Nil ? Et pour poursuivre la métaphore de l’existence  : comme le coquelicot… fleur indomptable et vagabonde, mi-fleur, mi-papillon, elle est rescapée  des cultures intensives où elle est chassée à coup de pesticides ; c’est sans compter sur sa résistance puisqu’on le retrouve sur  des terrains désertés par l’homme, souvent pauvres et caillouteux. Rien ne le dompte !  Ce n’est d’ailleurs pas une plante sédentaire qui supporte « le bac, le pot, le vase »… Le coquelicot pratique la politique de la terre brûlée. Le cueillir, c’est le tuer. C’est une véritable plante vagabonde d’ailleurs, ses pétales rassemblés comme une montgolfière qui est portée par le mouvement du vent…

Analyse Transgénérationnelle et Psychogénéalogie

Le don, la dette, la transmission raisonnent au coeur des problèmes de notre société : natalité, éducation, santé, religion, vieillesse, retraite. La frénésie de la consommation a relayé l’idée de tradition chez les jeunes générations.

Endettés par nature, dès l’origine, nous ne savons pas toujours de qui ni de quoi nous héritons, pas plus que nous ne savons ce que nous transmettons. Cette transmission, s’opère souvent à notre insu. Notre identité est questionnée, et, à travers elle, notre relation à l’autre.

Cette transmission là ne concerne pas les matérialités et ne se couche pas sur un testament!

Ce qui circule entre nous, est du capital symbolique. Les dons ont valeur de liens plus que de biens. Liens de reconnaissance d’une même filiation, d’une même appartenance.

En vérité, c’est la vie qui donne à la vie, comme l’écrit Khalil Gibran dans Le Prophète.

« Tandis que vous, qui vous prenez pour un donateur, n’êtes qu’un témoin ». Recevoir ne doit pas être reçu comme un joug. Etre trop conscient de sa dette, c’est douter de la grâce du don. C’est se faire prisonnier de soi-même, en entraînant les autres dans la servitude. Nous faisons alors peser une culpabilité, transmise de génération en génération.

Mais il existe aussi des expériences si douloureusement vécues qu’elles échappent, par leur nature indicible, à tout travail de deuil : elles impriment à notre psychisme des modifications occultes. Deuils impossibles, secrets de famille intergénérationnels, enterrements d’un vécu inavouable, s’incrustent en nous comme une incorporation secrète.

Comment en guérir ? Pouvons-nous en guérir ?

« Levez-vous plutôt ensemble avec le donateur sur ses dons comme sur des ailes » suggère Kalil Gibran

Encore faut-il se construire, ou se reconstruire, pour se faire des ailes.

6. Avec la démarche d’analyse psycho généalogique, je travaille  sur cinq générations et j’oriente mes recherches autour de certaines informations : prénoms, noms de famille, périodes de conception, naissance, mariage et décès ; l’existence d’enfants nés morts (enregistrés à l’état civil) ou bien d’IVG, de fausses couches ; les noms de saints du jour de naissance/décès, le vécu des parents dans les périodes de conception, grossesse, naissance et l’année suivante. Les conditions dans lesquelles la naissance s’est déroulée : à terme ou non, etc. Bref, tout ce qui s’appelle « projet-sens ».

Les événements vécus par les générations sont importants : guerres, accidents, métiers, faillites, bagne, divorces, remariages, enfants reconnus tardivement, mort accidentelle,…

Le travail d’analyse permet  de mettre à jour les liens qui s’établissent ou non entre :

– Les personnes d’une même génération,

– En s’appuyant sur les informations de l’arbre généalogique il est possible par exemple :

  1. De rapprocher une date de décès et une date de naissance (exemple d’un enfant né la même date qu’un enfant mort avant lui dans la génération ; décès ou naissance à la même date d’une génération à l’autre,….).
  2. De rapprocher des prénoms (de comprendre la façon dont un prénom peut se   transmettre, ce qu’il porte comme sens, comme mission,…).

– Ainsi, de générations en générations, de personnalité à personnalité beaucoup    d’informations se transmettent (ce que l’un aura raté ou bien commencé, l’autre sera chargé de le réaliser ou bien de le terminer). Parfois, « la mission » est transposée en sautant une génération.

– Mais il n’y a pas que des missions qui se transmettent : des femmes continuent parfois à mettre au monde des enfants sans père, les hommes continuent à avoir deux foyers, etc.

– Parfois, des maladies non héréditaires se transmettent : la dépression, une allergie, les migraines, un alcoolisme (comme dans mon illustration de la MétaKinéBiologie) sans qu’une contagion ou bien une hérédité biologique n’entre en ligne de compte.

– Parfois, d’autres événements sont clairement programmés (et ceux qui se disent à l’abri, car ayant récupéré sous prétexte de droit d’aînesse pour être enfin reconnu, ou bien à force de la loi et de testament les matérialités sont loin d’imaginer….).

– Parfois, il y a beaucoup d’attentes sur ce que l’on veut trouver : la distance entre le rêve et la réalité est bénéfique, pourvu que l’on se décroche du rêve et revienne à sa propre vie, plutôt que vouloir s’inscrire à tout prix, dans la vie de personnes avec lesquelles nous n’avons résolument rien en commun. Et c’est tant mieux à bien des égards !

Dans la compréhension des émotions et notamment celles que l’on désigne comme « infructueuses » il existe celle que l’on nomme « la pomme de terre chaude » :

– Stressé par le passé des autres,

– Comme une pomme de terre chaude qu’on passe de main en main pour ne pas se    brûler, nous passons des croyances et des émotions de génération en génération.

– Celui qui reçoit la pomme de terre se sent coincé et prisonnier jusqu’à ce qu’il identifie son origine réelle et s’en libère en  «  re-décidant »  pour lui-même.

Le travail de psychothérapie peut s’articuler autour de la trans-formation de l’héritage transgénérationnel pour trouver son chemin d’individuation (*)

Avec L’Harmonisation Globale, il est possible de réaliser un travail au niveau des constellations familiales : ordre de préséance, juste place (dans la fratrie), équilibre entre le donner et le recevoir, intrication (et par exemple, de rendre ce que nous « portons » pour un aïeul avec amour et qui nous empêche de vivre).

Atelier Mensuel de Méditation : Parce qu’appartenir à une famille, aimer des personnes ce n’est pas « porter leurs souffrances » = en 2016, au programme de l’Atelier Mensuel de Méditation, l’un d’entre eux est dédié à la libération des liens transgénérationnels en soi.

Anne Ancelin Schützenberger, la Psychogénéalogie ?

Libre de faire son arbre, libre d’aller à la rencontre de ce qu’il y a à y voir,  et libre de décider et d’abandonner ce qui rend la vie difficile ou bien 

se sauver pour pouvoir vivre, ENFIN !

(*) Jung emploie le terme d’individuation pour désigner « un processus par lequel un être devient un individu psychologique, c’est-à-dire une unité autonome et indivisible ». L’individuation se caractérise notamment par une bonne différenciation des fonctions psychiques, un rapport équilibré avec la norme collective, une expérience du Soi comme centre régulateur de la psyché.